L’un des artistes britanniques les plus audacieux de la scène internationale est Simon Starling, lauréat 2005 du Turner Prize.

Passé maître dans l’art de la ré-interprétation, l’artiste livre une analyse de notre société, en pointant les conséquences écologiques, économiques et culturelles des phénomènes de déplacements induits par la mondialisation.

Avec, en 2006, Autoxylopyrocycloboros, il réalise une performance à la fois absurde et magnifique qui consiste à faire avancer un bateau avec une chaudière à vapeur fonctionnant au bois. Pour avancer, il faut brûler petit à petit le bateau, jusqu’à ce que, démembré, il coule. C’est une installation évoquant le Phénix, l’autodestruction indispensable au progrès.
Le titre de cette oeuvre évoque à lui seul toute l’action : auto-combustion-du-bois-en-cycle.
Il mène ainsi le recyclage à son comble en concevant une embarcation qui n’avance qu’en s’autodétruisant.